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L'Institut universitaire en santé mentale de Québec aide les adultes atteints de maladie mentale à se rétablir et à s’intégrer en société.


Histoire de l’institut

Premier hôpital psychiatrique au Québec 

Plus d’un siècle et demi s’est écoulé depuis les débuts de la psychiatrie au Québec. À la faveur de l’évolution des mentalités, des progrès thérapeutiques, du développement des disciplines de soutien et des choix des décideurs politiques, l’histoire d’un établissement s’écrit, celle de l’Asile des aliénés de Québec devenu aujourd’hui l’Institut universitaire en santé mentale de Québec.

Les débuts de la psychiatrie au Québec

Asile provisoire de Beauport - 1845
Asile provisoire de Beauport, 1845

Vers le milieu du 19e siècle, l’État n’avait pas encore décidé de s’occuper de ses citoyens les plus fragiles. Le plus souvent, les malades mentaux étaient confinés dans des loges ou gardés en prison. Mais les choses allaient bientôt changer grâce à l’intervention d’une philanthrope du Maine, Dorothea Lynde Dix.

À la suite de son intervention, le premier asile québécois, l’Asile provisoire de Beauport, ouvre ses portes le 15 septembre 1845. À la demande du gouverneur général, Lord Charles-T. Metcalfe, les docteurs James Douglas Charles-Jacques Frémont et Joseph Morrin, gardent et traitent les aliénés dans une institution convenable.

Fondateurs de l'Asile provisoire de Beauport

  • Le docteur James Douglas
  • Le docteur Charles-Jacques Frémont
  • Le docteur Joseph Morrin

De l’Asile provisoire de Beauport à l’Asile des aliénés de Québec

En 1845, les 23 premiers malades sont accueillis dans la plus vieille maison du Canada, le manoir érigé à Beauport par Robert Giffard de Moncel, seigneur et premier médecin de la Nouvelle-France. Par la suite, l’asile s’installe dans l’ancienne résidence du juge Amable de Bonne. Agrandi et réaménagé, l’établissement d’une capacité de 275 lits est incorporé, en 1850, sous le nom de Quebec Lunatic Asylum. L’établissement intéresse les visiteurs et les étrangers. La bourgeoisie de Québec en fait même son point de rassemblement.

En 1865, devient l’Asile des aliénés de Québec. Durant plusieurs décennies, les contrats sont renouvelés sans discussion entre le gouvernement et les propriétaires. En 1883, le renouvellement soulève un débat politique. L’avenir de l’asile se joue au gouvernement où une nouvelle intervention s’annonce imminente. Pendant dix ans, un débat houleux entoure les établissements psychiatriques.

L’arrivée des Sœurs de la Charité de Québec

En 1893, le gouvernement confie le soin, la garde et l’entretien des malades à la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec. Les nouvelles propriétaires modernisent graduellement les lieux. Elles ont recours aux aliénistes les plus réputés. Elles aménagent des jardins et des parcs autour des édifices. Des parents, amis et bénévoles apportent soutien et réconfort aux malades. On se préoccupe davantage du traitement moral des aliénés tel que préconisé par Philippe Pinel, en France.

 

En 1912, l’Asile des aliénés de Québec devient l’Asile Saint-Michel-Archange, puis en 1914, l’Hôpital Saint-Michel-Archange. Très vite, l’établissement devient synonyme de formation universitaire. Des laïcs s’intègrent aux structures d’encadrement et les malades participent à la vie en société.

Reconnue comme municipalité depuis 1897, l’institution est une véritable petite ville qui possède son réseau d’aqueduc et d’égouts, son service d’incendie et de police, sa voie ferrée privée, sa boucherie, sa boulangerie, ses potagers, ses tunnels, son poste radiophonique, etc. Aussi, tout le personnel est mis à contribution pour assurer aux patients la meilleure qualité de vie possible. L’ouverture de la Clinique Roy-Rousseau en 1926, l’ajout de l’école La Jemmerais en 1928 et du pavillon Dufrost en 1931, donnent un nouveau visage à l’institution.

Le 16 février 1939, un feu gigantesque se déclare. L’édifice est presque entièrement détruit. Des sinistrés sont relogés à l’école La Jemmerais. La reconstruction de l’hôpital commence la même année.

Un tournant dans l’histoire

Un tournant majeur dans le traitement des maladies mentales se produit en 1954, avec l’introduction des neuroleptiques, puis des antidépresseurs quelques années plus tard. La physionomie de l’institution s’en trouve transformée. Les médecins, les infirmières et le personnel hospitalier travaillent avec de nouveaux moyens thérapeutiques à la réadaptation et à la réinsertion sociale des malades. Jusque-là, la théorie de Pinel basée sur la thérapie occupationnelle, le loisir et le travail est préconisée et le demeurera pour quelques années encore.

Une réforme d’envergure entreprise au début des années soixante change la vocation de l’hôpital. Depuis sa fondation, celui-ci avait toujours servi un très large territoire; les malades qu’il accueillait provenaient de toutes les régions du Québec. Le développement d’ailes psychiatriques dans la plupart des hôpitaux du Québec et la création de centres régionaux de soins psychiatriques amènent donc l’Hôpital Saint-Michel-Archange à traiter la population dont il est géographiquement le plus rapproché.

Au milieu des années 1960, l’institution modifie ses structures juridiques et administratives pour les harmoniser avec les changements sociaux et législatifs de l’époque. La collaboration des religieuses et des laïcs va en s’intensifiant à tous les niveaux de l’organisation.
En 1976, l’hôpital devient le Centre hospitalier Robert-Giffard.

La désinstitutionnalisation

Dans les années 1990, le développement des concepts de réadaptation psychosociale et d’intégration communautaire donnent un nouvel essor à la désinstitutitonnalisation amorcée dans les années 1960. De plus en plus de personnes hospitalisées depuis de nombreuses années retournent vivre dans la société. Les ressources résidentielles se multiplient et des points de services spécialisés sont développés pour privilégier un suivi intensif dans la communauté plutôt qu’une hospitalisation.

En 1997, le gouvernement reprend possession de l’établissement administré par la communauté des Sœurs de la Charité de Québec depuis plus de 100 ans. Aujourd’hui, l’Institut universitaire en santé mentale de Québec figure au rang des grandes institutions intégrées au vaste réseau de la santé du Québec et est reconnu comme un chef de file, non seulement en ce qui concerne les soins, mais également en matière d’enseignement et de recherche. Les malades dont il a la charge, mais aussi leurs familles et tous ceux qui ont à cœur de veiller à leur mieux-être, peuvent ainsi compter sur une solidarité qui ne se dément pas.

Un institut universitaire en santé mentale

2006 – Désignation du statut d’Institut par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

2009 – Le Centre hospitalier Robert-Giffard devient officiellement l’Institut universitaire en santé mentale de Québec.

Ce statut est accordé à une organisation qui, par l’interaction entre les soins, l’enseignement, la recherche et le travail en équipe interdisciplinaire, offre des services psychiatriques spécialisés et surspécialisés de toute première qualité. Sa mission  est axée sur le rétablissement, l’autonomie et l’intégration sociale. 

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Historique de l’Institut

  • 1845 à 1850 - Asile provisoire de Beauport
  • 1850 à 1865 - Quebec Lunatic Asylum
  • 1865 à 1912 - Asile des aliénés de Québec
  • 1893 - Achat par la Congrégation des Sœurs de la Charité de Québec
  • 1912 - Asile St-Michel-Archange
  • 1914 - Hôpital St-Michel-Archange
  • 1976 - Centre hospitalier Robert-Giffard
  • 2006 - Centre hospitalier Robert-Giffard - Institut universitaire en santé mentale
  • 2009 - Institut universitaire en santé mentale de Québec

Pour en savoir plus

Musée Lucienne-MaheuxUne collection unique du premier hôpital psychiatrique du Québec

Publications

Mille fenêtres
Mille huit cent quarante-cinq
Le premier demi-siècle de la psychiatrie au Québec

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