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La rétine pourrait contribuer au dépistage précoce de la schizophrénie et de la maladie bipolaire

Publié le mardi 02 février 2010

Percée scientifique - Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard

La schizophrénie et la maladie bipolaire affectent des millions de personnes partout dans le monde. Grâce à de récents travaux de recherche, il est maintenant possible d’espérer en une identification précoce des personnes à risque de développer une schizophrénie ou une maladie bipolaire au cours de leur vie. Le Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard (CRULRG) présente les grandes lignes de cette étude exploratoire menée par les Drs Marc Hébert et Michel Maziade ainsi que leur équipe, dans la prestigieuse revue scientifique américaine Biological Psychiatry, Vol. 67, No. 3, publiée aujourd’hui.

Jusqu’à maintenant, aucun marqueur biologique spécifique n’avait été identifié pour contribuer au diagnostic ou guider le traitement de l’une ou l’autre de ces deux maladies. Cependant, des études antérieures avaient permis de conclure sur l’existence d’un lien entre les troubles cognitifs associés à la schizophrénie et la perception visuelle. En s’appuyant sur ce constat, l’équipe du CRULRG s’est donc penchée sur l’examen du fonctionnement de la rétine, la composante neurale de l’oeil qui détecte la lumière.

En utilisant une mesure spécialisée de la réponse de la rétine, soit l’électrorétinographie (ERG), et en la combinant avec des méthodes génétiques, les Drs Hébert et Maziade et leur équipe ont comparé les mesures d’ERG de 29 jeunes individus actuellement en santé, mais provenant de familles très éprouvées par la schizophrénie ou la maladie bipolaire. Bien qu’aucun de ces enfants et adolescents n’ait reçu un diagnostic positif et qu’aucune médication n’ait pu altérer les résultats, il appert que les mesures d’ERG démontrent que la réponse rétinienne à la lumière de ces 29 enfants à haut risque était différente des sujets témoins. « Ces résultats nous indiquent de nouvelles avenues vers la détection précoce de la maladie et vers la cause précise au cerveau pour les personnes ayant des maladies comme la schizophrénie, la maladie bipolaire et la dépression, » a expliqué le Dr Marc Hébert. « Notre centre de recherche s’est donné comme mission de faire avancer les connaissances sur les causes et les traitements des maladies du cerveau, pour ainsi donner espoir aux patients et aux familles atteints, et nous nous y affairons jour après jour, » a conclu le Dr Michel Maziade.

Le Dr Michel Maziade est directeur scientifique du CRULRG et le Dr Marc Hébert est directeur du laboratoire d’électrorétinographie; ils sont tous les deux professeurs à la Faculté de médecine de l’Université Laval.


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