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L'Institut universitaire en santé mentale de Québec aide les adultes atteints de maladie mentale à se rétablir et à s’intégrer en société.


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Rapport de l’accompagnateur - Un plan d’action pour poursuivre la mise en œuvre de l’Institut

Publié le mercredi 20 janvier 2010

Moins de dix jours après avoir pris connaissance du rapport de M. Roger Paquet, la vice-présidente du Conseil d’administration (CA) de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (Institut), Mme Raymonde Touzin, accompagnée du directeur général de l’Institut, le Dr Simon Racine, présentait les premières étapes d’un plan d’action qui sera rigoureusement suivi, afin de permettre à l’Institut de poursuivre son développement. Rappelons qu’en novembre dernier, le CA de l’Institut, à la demande du directeur général, sollicitait l’Agence pour analyser et objectiver une situation conflictuelle qui perdurait à l’Institut. Le CA souhaitait la formulation de recommandations permettant à l’Institut de mettre fin à un climat malsain afin de poursuivre sa mission en santé mentale. Mandaté par l’Agence, M. Roger Paquet a dévoilé les constats et les recommandations de son rapport le 11 janvier dernier.

D’entrée de jeu, Mme Touzin a réitéré que le CA accueillait favorablement le rapport de l’accompagnateur, en soulignant que celui-ci avait informé l’ensemble des instances concernées de l’Institut au cours de la journée du 11 janvier dernier. « M. Paquet a d’abord présenté son rapport et fait état de ses recommandations au CA. Puis, en rafale, il a rencontré les membres du comité de direction, les gestionnaires de l’établissement, tous les membres de l’exécutif du CMDP de l’Institut et les membres du département régional de psychiatrie, venus nombreux à la rencontre. Tous les groupes concernés ont exprimé leur satisfaction face au travail colossal de M. Paquet, soulignant la justesse des constats et la pertinence des recommandations » ajoute la vice-présidente. « Chacun comprend que des défis importants nous interpellent. Le CA est confiant qu’individuellement et collectivement, les membres du personnel et les gestionnaires de l’Institut, de même que les médecins, soutenus par le CA, sauront concerter leurs efforts pour corriger rapidement les problématiques énoncées. »

En considérant le rapport comme un levier, Mme Touzin insiste sur l’importance de se concentrer sur la Mission de l’Institut pour offrir un service accessible et de grande qualité aux personnes atteintes de problèmes de santé mentale. « Dès la diffusion du rapport, le CA a demandé à la direction générale de préparer les premiers plans d’action pour répondre systématiquement aux recommandations dont les échéances sont fixées à court terme » mentionne-t-elle, avant de présenter les divers moyens qui se mettent déjà en place.

Recommandations

Au conseil d’administration

Le comité pour la nomination d’un chef du département régional de psychiatrie – qui assumera également la fonction de directeur médical des programmes-clientèles de l’Institut – est formé et regroupe des représentants du CHA, de l’Institut universitaire en cardiologie et en pneumologie de Québec (Hôpital Laval), du CHUQ, de l’Université Laval et de l’Institut. « Ce comité sera complété ce soir, avec l’adoption d’une résolution désignant le représentant du CA. Leur première rencontre sera convoquée dès demain » précise la vice-présidente. Elle ajoute que la démarche est à se préciser ainsi que le mandat et un échéancier. Toutefois une démarche de nomination peut exiger un certain délai afin de tout mettre en œuvre pour trouver une personne de grande qualité manifestant un intérêt et un enthousiasme à la hauteur du défi que représente la tâche. La chefferie du département régional est actuellement assumée conjointement par le comité exécutif du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l’Institut, sous la présidence de la Dre Hélène Bussières et le directeur des Services professionnels et hospitaliers (DSPH), le Dr Pierre Laliberté.

Règlement de la période de questions : Conformément au règlement en vigueur, les membres du CA ont convenu qu’à compter de maintenant, toute personne souhaitant poser des questions en séance publique recevra, dès son inscription, toute l’information pertinente lui permettant de mieux préparer son intervention.

À la direction générale

Les cinq recommandations qui s’adressent à la direction générale se regroupent sous trois thèmes : rétablir les mécanismes pour l’amélioration rapide des soins et services aux usagers : Module d’évaluation – liaison (MEL) et l’urgence; soutenir les membres de l’organisation affectés par la situation problématique qu’a récemment traversée l’Institut; implanter un cadre réglementaire pour la recherche clinique et le faire respecter.
Mme Touzin, en affirmant toute l’importance que le CA accorde à l’implantation rapide de correctifs efficaces, a invité le directeur général de l’Institut à présenter les conclusions des travaux sur ces recommandations. « C’est en étroite collaboration avec les interlocuteurs internes concernés que le comité des directeurs propose aux membres du CA de mettre en place rapidement des mécanismes qui seront suivis et analysés pour assurer l’atteinte des résultats fixés » explique le Dr Simon Racine, en remerciant toutes les personnes qui ont travaillé en concertation et dans un court laps de temps pour élaborer des actions concrètes et prometteuses.

MEL : « Notre objectif est de mettre en place un Module d’évaluation – liaison (MEL) régional simplifié, plus convivial et efficace. Le MEL reçoit des demandes d’omnipraticiens pour des évaluations plus poussées de certains de leurs patients et l’urgence psychiatrique est toujours accessible pour les cas le nécessitant » explique le Dr Racine, tout en convenant que les délais d’attente actuels sont beaucoup trop longs. « À court terme, nous verrons avec les psychiatres comment, à la lumière de critères de priorisation, les cas en attente seront traités » précise-t-il.  « Parallèlement à la mise en œuvre de mesures immédiates pour répondre aux demandes accumulées, l’Institut, en collaboration avec les psychiatres, travaille à définir un modèle de fonctionnement plus adéquat pour le MEL. Une équipe vérifiera des expériences gagnantes en ce domaine, préparera le modèle à privilégier; il y aura consultation des médecins et des partenaires; un appel aux volontaires pour s’y impliquer et, en dernier lieu, collaboration de l’équipe multidisciplinaire, en soutien aux psychiatres, si besoin. »

Services d’urgence : Depuis plus de 10 ans, les services d’urgences psychiatriques sont localisés au CHA – Enfant-Jésus et un comité conjoint Institut – CHA est en place. Les travaux de ce comité et la coordination régionale, sous l’égide de l’Agence, seront accélérés pour poursuivre l’implantation des mesures favorisant une plus grande fluidité dans la trajectoire de services. « En cohérence avec notre Mission, qui vise le rétablissement de la personne, les intervenants poursuivront leurs efforts pour préparer adéquatement la clientèle apte à un retour dans la communauté et travailler en étroite collaboration avec les ressources du milieu qui les accompagneront par la suite. Cette démarche, inscrite dans le respect de la personne, devrait diminuer les durées de séjour en hospitalisation et, conséquemment, fera en sorte que les lits seront accessibles pour les personnes dont l’état nécessite une hospitalisation. On s’activera à préparer un tableau qui nous permettra de mieux visualiser la situation au regard des trois dernières années et de constater les ajustements qu’il faut apporter à ce dossier. »

« Nous comptons beaucoup aussi sur les résultats d’une équipe qui, depuis le mois d’août, travaille selon une approche différente : le traitement intensif bref à domicile (TIBD), une approche largement répandue dans divers pays. Implantée depuis le mois d’août dernier à l’Institut, l’équipe multidisciplinaire ajoute ses services à ceux de l’équipe PACT. Alors que l’équipe PACT offre un encadrement continu dans la communauté à une clientèle présentant des troubles psychotiques, l’équipe TIBD offre une alternative à l'hospitalisation pour les personnes psychotiques vivant une période de désorganisation mentale. Le TIBD offre une intervention rapide et limitée dans le temps. » Soulignant que l’intervention de l’équipe du TIBD peut durer jusqu’à 6 semaines et que le suivi intensif peut compter jusqu’à 3 visites quotidiennes, le directeur général précise que depuis sa mise sur pied, 41 personnes ont été référées et une trentaine ont été suivies par l’équipe TIDB.

Collaboration médico-administrative : Actuellement, 4 des 6 programmes-clientèles et 3 unités de services sur 7 ont un responsable médical. Une nouvelle approche sera faite auprès des psychiatres pour voir leur intérêt à occuper ces fonctions. « Cette démarche, nous l’espérons, devrait permettre de combler les postes vacants à court terme et le nouveau chef de département nommera de façon permanente les responsables médicaux » souligne le Dr Simon Racine en précisant toutefois qu’actuellement, une structure élargie a été mise en place pour assurer les suivis requis au sein de l’organisation.

Aide et soutien aux personnes de l’organisation : « Nous sommes conscients que la période mouvementée a entraîné des répercussions diverses sur des membres du personnel » exprime le directeur général. « La direction des Ressources humaines et du Développement organisationnel (DRHDO) demandera aux gestionnaires d’identifier les personnes en souffrance et dans une lettre à ceux-ci, elle indiquera comment elle entend offrir des services aux personnes concernées. »

Cadre réglementaire pour la recherche clinique : Quoique cette recommandation s’adresse à la direction générale, le CA fait sienne la démarche à entreprendre. Mme Touzin confirme que le CA met sur pied un comité spécial composé de trois membres du CA, dont elle-même, pour régler cette question épineuse de la recherche clinique. S’y associeront le directeur général, le directeur de la Recherche, le DSPH et le président du Comité d’éthique de la recherche. Le mandat du comité sera de faire le tour du dossier, de le compléter et de proposer, à court terme au CA, son implantation et son application rigoureuse.

Au chef intérimaire du département et au futur titulaire de ce poste

« Il ne faut pas attendre la nomination du chef – que nous espérons dans les meilleurs délais – pour amorcer une saine évolution au sein du département régional de psychiatrie » commente Mme Touzin en mentionnant qu’elle a demandé au CMDP et au Dr Pierre Laliberté de travailler de concert dans la voie des recommandations de M. Paquet. « La consolidation de la démarche pour l’amélioration de la vie départementale appartiendra au chef du département, mais des actions concrètes peuvent se mettre en place dès maintenant » ajoute Mme Touzin.

Un institut universitaire doit avoir une vie académique. Devant le besoin manifesté par les médecins d’améliorer cet aspect de leur travail, les rencontres devraient être un moment privilégié d’échanges sur les nouvelles et les meilleures pratiques. Ces discussions entre médecins contribueront à l’enrichissement mutuel et au mieux-être des personnes souffrant de problèmes de santé mentale. « Le personnel médical, soutenu dans sa pratique par des équipes multidisciplinaires présentes et créatives, contribue pleinement au leadership de l’Institut. L’établissement jouit d’une très grande et très enviable expertise et nous devons la partager et la faire fructifier » conclut la vice-présidente du CA.

Les médecins ont également manifesté le désir d’une gestion plus collégiale et d’une décentralisation des responsabilités, pour plus de souplesse. Pour Mme Touzin, le fait de demander aux équipes de psychiatres de désigner des responsables médicaux, là où il y a des postes vacants, est une façon de leur signifier que leur contribution est importante pour le leadership de l’Institut. La vie départementale est un outil privilégié pour maintenir et accroître la qualité de l’acte médical et la renommée d’une équipe dans un Institut.

À l’Agence et au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)

Au nom du conseil d’administration, la vice-présidente remercie de nouveau l’Agence de sa collaboration et de son soutien. Rappelant que M. Michel Fontaine, PDG de l’Agence, a réitéré son engagement pour initier, dans les plus brefs délais, une rencontre avec le MSSS pour discuter de la problématique particulière du recrutement de psychiatres, Mme Touzin précise que « les règles touchant les effectifs médicaux spécialisés sont particulièrement contraignantes pour les régions universitaires. Nous comprenons qu’elles sont faites pour aider la couverture médicale de l’ensemble des régions du Québec. Cependant, dans la foulée des très nombreux départs qui ont affecté l’Institut depuis quelques années, nous souhaitons poursuivre nos discussions avec le MSSS pour demander certains assouplissements. Notre objectif est d’offrir à la population que nous desservons des soins et services accessibles et de qualité, et ce, sans épuiser les ressources que nous avons. »

En conclusion

Le plan d’action présenté ce mercredi 20 janvier ne couvre que les recommandations à « court terme » énoncées par M. Roger Paquet dans son rapport. « Parallèlement, spécifie la vice-présidente du CA, nous demandons à la direction générale de poursuivre les démarches déjà amorcées pour rencontrer, dans les délais impartis de 6 et 12 mois, les autres recommandations du rapport. »

Devant le travail important à réaliser, Mme Touzin confirme que le conseil d’administration apportera son soutien à la direction générale, qui verra à établir des mécanismes de suivi et fera périodiquement rapport au CA. Elle ajoute que M. Paquet, à la demande spécifique du CA, a accepté d’assumer, pour quelque temps, un rôle conseil auprès du celui-ci, afin d’aider à la mise en œuvre du plan d’action. « Outre les divers outils de communication qui seront utilisés régulièrement auprès de nos clientèles internes, le CA, afin de s’assurer du bon déroulement du dossier, fera état de l’avancement du plan d’action lors de chaque séance publique. »

En conclusion, Mme Touzin invite à la mobilisation les employés, professionnels, médecins, gestionnaires, directeurs et membres du CA. « Nous devons voir dans l’étape que nous vivons, une occasion exceptionnelle de poursuivre de façon mieux orchestrée notre développement d’institut universitaire. C’est un autre changement significatif dans l’évolution de notre organisation. Pour le bien des personnes que nous traitons, leurs familles et leurs proches, et pour l’indispensable synergie avec nos partenaires, travaillons ensemble à bâtir le leadership de notre institut et de toutes les personnes qui y oeuvrent. »

Note:Le rapport de l’accompagnateur, rendu public le lundi 11 janvier 2010, peut être consulté sur le site de l’Agence de la Santé et des Services sociaux de la Capitale-Nationale à http://www.rrsss03.gouv.qc.ca/pdf/RAP IUSMQ 2009-12-30.pdf


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