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L'Institut universitaire en santé mentale de Québec aide les adultes atteints de maladie mentale à se rétablir et à s’intégrer en société.


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Suivis des recommandations du rapport Paquet

Publié le mercredi 21 avril 2010

La présidente du conseil d’administration de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (Institut), Mme Raymonde Touzin, et le Dr Simon Racine, directeur général, ont profité de la séance régulière d’aujourd’hui pour faire le point sur le Plan d’action adopté en janvier dernier. Rappelons que ce plan d’action fait écho aux recommandations du Rapport Paquet, déposé en début d’année. Le Dr Racine a réitéré que la direction générale de l’Institut a entrepris, dès janvier, la mise en place de divers mécanismes pour rencontrer les cibles du plan d’action. « Les diverses instances interpellées se sont rapidement mises à l’œuvre et des suivis périodiques ont été assurés auprès du conseil. Nous sommes conscients que nous devons poursuivre le travail amorcé pour atteindre toutes les cibles fixées », a mentionné le directeur général. « Toutefois, la première échéance de trois mois arrivant à terme, la direction générale rend publics les résultats atteints et abordera également les prochaines étapes planifiées pour les échéances de six et douze mois. »

Recommandations traitées par le conseil d’administration

Chefferie du département régional

Un peu plus tôt au cours de l’assemblée, la présidente du conseil d’administration avait annoncé avec grand plaisir la nomination du Dr Évens Villeneuve au poste de chef du département régional de psychiatrie et responsable médical des programmes-clientèles de l’Institut. « Je remercie les membres du comité de nomination qui, sous la coordination du Dr Pierre Laliberté, directeur des Services professionnels et hospitaliers de l’Institut, ont travaillé avec rigueur. Ce poste important a de nouveau un titulaire qui accepte de relever un formidable défi », a-t-elle souligné, tout en réitérant l’entier soutien du conseil et de la direction au Dr Évens Villeneuve.

Cadre réglementaire pour la recherche clinique

Mme Touzin a également mentionné que les travaux du comité regroupant des membres du conseil au sujet du cadre réglementaire de la recherche étaient terminés. « Le conseil a adopté ce soir les recommandations du comité concernant le cadre réglementaire, lequel aborde notamment la gestion des banques de tissus et de données aux fins de la recherche et de la recherche clinique », a annoncé Mme Touzin.

Recommandations du ressort de la direction générale

MEL – pour la mise en place d’un MEL plus convivial, simplifié et efficace

Au chapitre des recommandations concernant le rétablissement de l’accès aux services d’évaluation liaison (MEL) à portée régionale, le directeur général a mentionné qu’un comité de travail conjoint (gestionnaires – médecins des différents sites) est très actif depuis janvier dernier. « Une proposition de modèle révisé et simplifié sera sous peu présentée à l’ensemble des psychiatres de même qu’aux partenaires de première ligne. Celui-ci prévoit entre autres un accès facilité aux omnipraticiens qui désirent une consultation professionnelle avec un psychiatre. Différentes mesures de soutien seront également offertes aux médecins spécialistes afin qu’ils puissent, à terme, être plus disponibles pour l’évaluation des personnes référées. » Le Dr Racine a également indiqué que le comité de travail a mené une analyse comparative avec cinq autres milieux semblables dans la province en plus d’analyser sérieusement la pratique des dernières années sur le territoire de la Capitale-Nationale.

« Les listes d’attente sont encore très longues et les délais trop importants, et ce, même si les médecins poursuivent les évaluations », a concédé le Dr Racine. Il a de plus mentionné la collaboration de la Dre Julie Tremblay, psychiatre, nommée il y a quelques semaines responsable médicale du MEL. « Sous sa supervision et celle de la responsable clinico-administrative de l’Institut, madame Gravel, une équipe régionale composée d’infirmières est à finaliser la révision de tous les dossiers actuellement en attente d’une évaluation », a rappelé le directeur général. À ce jour, toute situation qui nécessite une intervention immédiate est traitée. Les autres dossiers seront attribués selon les critères de priorisation établis, et ce, sans égard à la provenance des personnes référées.

Urgences psychiatriques

« Nous sommes très sensibles aux problèmes récurrents auxquels sont confrontés nos partenaires au regard des urgences psychiatriques », a exprimé d’entrée de jeu le Dr Racine, mentionnant que l’Institut compte quotidiennement une dizaine de lits en débordement. « À ces lits, il faut également ajouter près de 15 autres places occupées dans notre unité de médecine. Ces efforts ne sont toutefois pas suffisants pour répondre aux demandes d’hospitalisations en provenance notamment de l’urgence du CHA-HEJ, mais il faut envisager le problème dans son ensemble », a poursuivi le directeur général. « Il y a quelques mois, l’Institut a mis en place un nouveau service de traitement bref à domicile (TIBD). Ce service est basé sur un accompagnement rigoureux et « sur mesure » d’une équipe spécialisée offrant des soins aux personnes psychotiques. Très répandu en Angleterre et en Australie, par exemple, le TIBD permet aux personnes d’être traitées dans leur milieu, ce qui favorise leur rétablissement. Tout le soutien requis est également donné à la famille et aux proches », a-t-il ajouté. Mentionnons que depuis le mois d’août dernier, l’équipe du TIBD a traité 56 personnes. « Ce sont autant d’hospitalisations prévenues ou écourtées à l’urgence ou en établissement », a souligné le Dr Racine, « et, pour poursuivre nos efforts, nous avons ajouté récemment des heures de service pour les fins de semaines. »
Au problème des « entrées en établissement », il faut également ajouter celui des difficultés rencontrées « à la sortie ». Le Dr Racine a indiqué qu’à l’heure actuelle, une cinquantaine de personnes, dont la condition mentale est stabilisée, sont en attente d’une place d’hébergement dans la communauté correspondant à leurs besoins. « L’Institut, en étroite collaboration avec l’Agence, les centres hospitaliers et les CSSS de la région, travaille à l’élaboration de pistes concrètes de solution. Entre autres mesures, l’Institut a ajouté des éducateurs sur les unités et ces personnes accompagnent les usagers dans leur projet de sortie », a précisé le directeur général. « Une préparation adéquate favorise le retour dans la communauté et, de ce fait, la personne est moins susceptible de revenir en hospitalisation. »

Collaboration médico-administrative

Le Dr Racine a rappelé qu’avec les récentes nominations des psychiatres Dre Julie Tremblay pour le Module d’évaluation-liaison (MEL), Dr  Sylvain Faucher pour la psychiatrie légale et Dr Philippe Baruch pour les troubles affectifs, cinq des six programmes-clientèles et cinq des six unités de services ont maintenant un responsable médical. « Avec la nomination du Dr Carol Villeneuve au poste de président par intérim du CMDP de l’Institut, en mars; celle du Dr Évens Villeneuve ce soir au poste de chef du département régional de psychiatrie et responsable médical des programmes-clientèles de l’Institut, et celle du Dr Roch-Hugo Bouchard comme chef adjoint intérimaire au département régional – site Institut, nous pouvons compter sur la reprise de la collaboration clinico-administrative. Ces médecins sont tous très engagés au sein de l’Institut », a conclu le directeur général. « De plus, les psychiatres membres du comité de direction du département régional se sont investis de façon importante au cours des derniers mois, notamment au chapitre des effectifs médicaux et de l’organisation régionale de la psychiatrie. »

Aide et soutien aux personnes de l’organisation

Le directeur général a poursuivi sa présentation de l’état de situation des différents dossiers administratifs. Ainsi, avec la contribution de la Direction des ressources humaines et du développement organisationnel, les mesures de soutien et d’assistance pour les membres du personnel et les gestionnaires ont été mises en place et largement diffusées.

Recommandations s’adressant au chef du département régional de psychiatrie

Soulignant que les membres du département régional ont déjà amorcé des rencontres portant sur les modes de fonctionnement du département, la charge de travail, les effectifs médicaux à remplacer, le MEL et l’urgence de l’Hôpital du Saint-Sacrement, le Dr Racine a insisté sur le fait que « la toute récente nomination du Dr Évens Villeneuve favorisera la poursuite des travaux entrepris. Ainsi, le département régional a tenu une journée d’orientation, le 24 février dernier, sur les thèmes précités, et les travaux amorcés seront complétés avec le soutien du nouveau chef de département. »

Recommandations traitées par l’Agence, le MSSS et l’Institut

Plan des effectifs et postes de remplacement

« La situation au regard des effectifs médicaux du département régional de psychiatrie étant particulièrement critique, plusieurs rencontres ont eu lieu avec des représentants des psychiatres et l’Agence », a communiqué le directeur général, en soulignant la grande collaboration de l’Agence et du MSSS dans ce dossier. « Le problème des effectifs médicaux et l’obtention des autorisations nécessaires au remplacement des départs des dernières années représentent la clé de voûte de la résolution des situations reliées au MEL, à l’urgence psychiatrique et au fonctionnement du département. Devant ce défi important, tous les partenaires se sont mis en mode solution! », a insisté le Dr Racine en rappelant que le 10 mars dernier, l’Agence, après entente avec le MSSS, confirmait l’autorisation de 8 postes de psychiatres. « Six de ces médecins ont déjà reçu leur avis de nomination, dont un avec une assignation à l’Hôpital du Saint-Sacrement. Grâce à la souplesse accordée par le MSSS et l’Université Laval au regard des délais de formation complémentaire normalement exigée pour les psychiatres, l’Institut doit confirmer sous peu la nomination de 2 autres psychiatres qui exerceront également leur fonction exclusivement à l’Hôpital du Saint-Sacrement du CHA », a précisé le Dr Racine. « Ainsi, avec la présence de trois médecins, nous pouvons envisager la reprise du MEL et de l’urgence psychiatrique sur ce site de façon progressive au cours des prochains mois, puisque ces nouveaux médecins entreront en fonction d’ici l’été 2011. »

Mentionnons également que les autorités ont exceptionnellement autorisé l’octroi d’un 9e poste en psychiatrie, si celui-ci se libérait de son titulaire. De plus, le PDG de l’Agence, M. Michel Fontaine, vient d’autoriser la nomination de 2 autres postes de psychiatres, anticipés au plan des effectifs médicaux de 2011. Ce qui porterait à 11 le nombre total de postes autorisés cette année pour le département régional de psychiatrie.

En terminant la présentation de l’état de situation sur les recommandations à court terme du Rapport Paquet, le directeur général de l’Institut a insisté pour dire que tous les interlocuteurs poursuivent leurs efforts dans la voie amorcée. « D’autres chantiers sont en cours pour rencontrer l’ensemble des recommandations. Le travail ne s’arrêtera pas pour autant aux échéances fixées. Nous sommes engagés dans la mise en place de solutions efficaces, pour l’accès et la prestation de soins et services en santé mentale auxquels la population et nos partenaires sont en droit de s’attendre. »

En conclusion, Mme Touzin a souligné que l’Institut est bien engagé dans la voie des améliorations favorisant des soins et services plus accessibles. « Nous réaffirmons le nécessaire et précieux maillage avec nos partenaires. Nous avons d’ailleurs déjà tenu des rencontres positives avec plusieurs d’entre eux et nous entendons poursuivre les démarches en ce sens », a précisé la présidente du conseil d’administration. « L’Institut élaborera ainsi, en collaboration avec ses partenaires sa prochaine planification stratégique. »


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